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Vilvorde s'entête et attend Schweitzer. Les salariés de Renault- Belgique continuent la grève.

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Publié le 18/03/1997 à 23h07

Vilvorde envoyée spéciale

Ils sont tous là, visages levés vers l'estrade où ont pris place les délégués syndicaux. Comme chaque lundi depuis le début du conflit, les 3100 salariés de l'usine Renault-Vilvorde, sont réunis en assemblée générale. A 7 heures du matin, les orateurs rentrent dans le vif du sujet: la poursuite de la grève pour au moins huit jours. L'affaire n'allait pourtant pas de soi. La semaine dernière, plusieurs voix s'étaient élevées pour réclamer la reprise du travail. Paniqués à l'idée de perdre leur emploi en juillet, date de la fermeture de l'usine, des ouvriers souhaitaient perdre le moins d'argent possible d'ici là. Les syndicats le savent. Ils ne cherchent pas à esquiver le problème. «Nous devons entendre toutes les voix. Mais, si on arrête tout, cela signifiera que nous ne sommes pas assez combatifs, pas assez forts pour affronter Schweitzer autour d'une table», déclare Karel Gacoms, représentant de la FGTB (socialiste).

Le «jour du bon soldat». Avec habileté, les syndicats ont négocié avec la direction belge de l'entreprise, le paiement de trois jours sur cinq, au titre de récupération et d'avances de congé. Le «jour du bon soldat», par exemple, un système qui permettait de prendre un pont dans l'année, a été accordé. Autre angoisse combattue par les orateurs: Delacre. Il y a cinq ans, cette usine de biscuits filiale du groupe américain Campbell Soup implantée à Vilvorde, avait annoncé la fermeture du site. Aussitôt, les 600 salariés avaient occupé le

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