Les syndicalistes belges vont enfin rencontrer leur patron. Louis
Schweitzer leur a donné rendez-vous cet après-midi en «terrain neutre», probablement dans la ville de Beauvais (Oise). A moins qu'à la demande de la partie belge, le lieu ne soit changé en dernière minute. Michel Batt, secrétaire (CFDT) du comité de groupe européen sera le seul syndicaliste français présent. Le PDG devrait apporter dans sa mallette un plan social accompagnant la fermeture de Vilvorde, toujours «irrévocable». Les représentants des salariés (FGTB et CSC), de leur côté, viendront avec des contre-propositions. Ils se sont concertés hier avec leurs homologues CGT, CFDT et CFTC. Les syndicalistes belges et français pensent à une réduction massive du temps de travail sur l'ensemble du groupe, mais les modalités n'étaient pas précisées hier. Les Belges avancent un passage aux 32 heures chez eux, les Français songent à utiliser la loi Robien, mais de fortes divergences subsistent à ce sujet entre la CGT d'une part et la CFDT et la CFTC de l'autre. Selon Karel Gacoms, de la FGTB, une «réduction de 10% du temps de travail sur l'ensemble des sites européens permettrait de maintenir Vilvorde en activité».
Pour l'occasion, le Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene a écrit à Alain Juppé et à Louis Schweitzer pour leur rappeler qu'il jugeait toujours la fermeture de Vilvorde «inacceptable». Dehaene insiste pour que la direction de Renault «examine avec la plus grande attention les propositions des travailleur




