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Libération

Poker gagnant pour Blanc. Les pilotes d'Air France ont reporté à mai leur préavis de grève.

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Publié le 22/03/1997 à 22h52

A défaut d'avoir su instaurer un dialogue social serein, la méthode

du «quitte ou double» de Christian Blanc marque des points. Hier, au terme d'une journée mouvementée, les pilotes d'Air France ont décidé de reporter jusqu'au mois de mai leur préavis de grève initialement prévu du dimanche 23 au mercredi 26 mars. Christian Blanc, le patron de la compagnie nationale, avait mis sa démission dans la balance (Libération du 20 mars). Ce «chantage» s'est révélé décisif dans le conflit. Le PDG d'Air France n'aura pas besoin de passer à l'action ­ à son grand soulagement sans doute. Direction et pilotes ont négocié pied à pied, jeudi soir, jusqu'à quatre heures du matin, pour parvenir à cette solution fragile: un statu quo de deux mois pendant lesquels les discussions reprendront sur les deux points litigieux qui ont provoqué la colère des pilotes. Primo, sur l'harmonisation de leur déroulement de carrière (liste de séniorité) avec celui de leurs collègues d'Air Inter Europe, les deux compagnies devant fusionner le 1er avril. Secundo, sur la création du «b-scale» c'est-à-dire la double échelle des salaires (lire ci-contre). La direction souhaite en effet embaucher 450 jeunes à des tarifs moins élevés que par le passé: 220 000 francs bruts annuels au lieu de 330 000 francs auparavant. Après ces tractations nocturnes, le SNPL, syndicat largement majoritaire parmi les pilotes, avait convoqué ses adhérents en assemblée générale dans la cantine de la cité Air France, à Roissy, hier à

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