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Pineau-Valencienne ravive la colère de la justice belge. Le PDG de Schneider dément avoir commandité la «transaction».

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Publié le 28/03/1997 à 22h34

Les grands groupes français ont l'art de semer la colère en

Belgique. Alors que l'affaire Renault-Vilvorde empoisonne depuis le mois dernier les relations Paris -Bruxelles, et que la fusion Suez-Lyonnaise des eaux est lourde d'incertitudes pour l'avenir du fleuron énergétique belge Tractebel, c'est la justice belge qui est ulcérée par un nouveau camouflet français. Déjà très agacé par le manque de coopération des autorités françaises à propos de Serge Dassault, impliqué localement dans une affaire de pots-de-vin, le ministre belge de la Justice, Stefaan de Clerck, a demandé un rapport au procureur général de Bruxelles sur le dernier rebondissement de l'affaire Schneider. Le PDG du groupe français, Didier Pineau-Valencienne, aurait tenté d'acheter l'abandon des poursuites dont il fait l'objet en Belgique en proposant une transaction de 65 millions de F, révèle Le Soir illustré du 26 mars. «La justice belge n'est pas à vendre», s'est aussitôt ému le procureur du roi, Benoît Dejemeppe. Ce dernier est signataire de l'appel de Genève contre la corruption, lancé le 1er octobre par sept magistrats européens dont Renaud Van Ruymbeke. Autant dire qu'il a très mal pris la démarche de Pierre Legros, ancien bâtonnier du barreau de Bruxelles, et conseil du PDG de Schneider USA, qui l'a rencontré le 12 mars en présence du juge Jean-Claude Van Espen, qui instruit l'affaire Schneider, et du substitut Jean-François Godbille. Sa proposition visait à recentrer l'affaire sur un simple litige com

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