Menu
Libération

Unions contre nature. Les frères ennemis fusionnent: Air France avec Air Inter Europe. TAT avec Air Liberté.

Réservé aux abonnés

Publié le 01/04/1997 à 1h39

La libéralisation coïncide avec la date de la fusion entre Air

France et Air Inter Europe et celle de TAT avec Air Liberté. Ou comment marier des compagnies qui ne s'aiment pas. Après la grève surprise du personnel au sol de l'ex-Air Inter, vendredi et samedi, qui a entraîné l'annulation de presque tous les vols, celle des pilotes a commencé hier et devrait se terminer ce soir. Selon la direction, le trafic ne sera néanmoins pas perturbé, l'un des principaux syndicats de pilotes, le SNPL, n'ayant pas appelé à la grève.

Ces noces entraîneront la disparition de l'ex-Air Inter. Ne subsisteront plus que le nom d'Air France et celui de «navette», marque déposée pour les rotations ultrarapides les plus rentables entre Paris et Toulouse, Marseille, Nice. Pour les 11 500 salariés d'Air Inter Europe, cela signifie la perte de leur statut, remplacé par celui des 36 400 salariés d'Air France, avec réduction de salaire, les règles de rémunération étant plus favorables dans la compagnie domestique. En février, un accord salarial, concernant le personnel au sol, devait permettre de limiter la grogne. Pour compenser le manque à gagner, la direction a proposé de réintégrer 8 points d'indice, soit 300 F par mois. Mais cet accord n'a été signé ni par le syndicat SUD-aérien, ni par la CGT, à l'origine de la dernière grève. La fusion signifie aussi un regroupement des sièges. D'ici juin, 290 postes seront transférés d'Orly à Roissy. Qui dit regroupement, dit postes qui doublonnent: certains sala

Dans la même rubrique