Menu
Libération

A Vilvorde, un sentiment croissant d'impuissanceLes salariés, déçus par l'attitude de la direction belge, défileront samedi.

Réservé aux abonnés

Publié le 02/04/1997 à 1h35

Vilvorde envoyée spéciale

Les syndicats ont disposé des oeufs de Pâques dans leurs locaux, mais le coeur n'y est pas. Les salariés de Renault-Vilvorde entament leur cinquième semaine de grève, avec un sentiment croissant d'impuissance. Lundi, les responsables syndicaux ont rencontré pour la première fois en face à face leur direction belge. La réunion s'est déroulée de 9 heures à 19 heures dans l'usine, au «Cercle», «le café des cadres». Jusqu'ici, les contacts se limitaient à des échanges au ministère du Travail à Bruxelles. Les syndicats se réunissaient dans une salle, la direction dans une autre. Le conciliateur faisait la navette entre les deux. Lundi, donc, c'était encore un jour d'espoir. Les salariés espéraient une «porte de sortie» au conflit. Ils ont été déçus. «C'était comme un jeu du chat et de la souris», commente un participant. La direction a demandé une reprise du travail le 7 avril. Moyennant quoi, elle paiera pour trois jours de grève, 350 francs belges par jour (58 FF), qui viendront s'ajouter aux 1 375 francs belges (230 FF) versés par les syndicats. Le petit supplément octroyé par la direction est donc d'ordre purement symbolique, mais c'est une première. Pour le reste, l'entreprise se serait contentée d'évoquer les grandes lignes du plan social, les indemnités, la préretraite et les stages de reconversion. Les syndicalistes ont expliqué tout cela, hier, lors de l'assemblée générale hebdomadaire. «La direction ne met pas toutes ses cartes sur la table»,

Dans la même rubrique