Les salariés de Renault-Vilvorde, qui occupent leur usine depuis le
27 février, pourraient reprendre le travail sous peu. Selon le plan concocté ce week-end par les syndicats belges, et présenté ce matin en assemblée générale, les employés commenceraient, dès aujourd'hui, à préparer la remise en route des machines, et jeudi, les ouvriers voteraient la reprise par référendum. Ce jour-là, une nouvelle «action-surprise» est également prévue. «Nous nous trouvons devant une situation nouvelle. Si nous partons dans une nouvelle procédure, qui peut prendre des mois, nous ne pourrons pas rester en grève jusqu'au finish», déclare Karel Gacoms, secrétaire fédéral de la FGTB (syndicat socialiste). «Il faut un minimum de quatre jours pour tout remettre en marche. Nous devons nous assurer également de l'entente de tous», renchérit un représentant du personnel. Les voitures produites seront livrées, mais le «trésor de guerre», les 4 000 véhicules stockés sur le parking et gardés par des piquets de grève, ne sera pas restitué. Six semaines après le début du conflit, les 3 100 salariés de l'usine flamande restent prudents. La décision du tribunal de Nanterre, qui a condamné Renault à revoir l'ensemble de la procédure pour fermer l'usine, en informant et en consultant le comité de groupe (Libération du 5-6 avril), leur donne, certes, un peu de temps. Mais cette décision doit d'abord être confirmée, d'ici trois ou quatre semaines, par le tribunal de Versailles, la direction de Renault ayant f




