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Interview

«On s'interroge sur l'arrêt du retraitement». Philippe Vesseron remettra en juin au gouvernement un rapport sur l'avenir de la filière plutonium.

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Publié le 09/04/1997 à 1h14

Philippe Vesseron, directeur de la prévention des pollutions et des

risques au ministère de l'Environnement, dirigeait jusqu'à fin 1996 l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN). Il est mandaté par le gouvernement à l'Industrie, avec le directeur général de l'Energie, Claude Mandil, pour réfléchir sur l'«aval du cycle du combustible nucléaire», ce qui revient, en clair, à s'interroger sur l'avenir du plutonium dans la production d'électricité.

La France est-elle en train de réviser sa stratégie énergétique? On nous demande d'établir un certain nombre de scénarios à l'horizon 2030, 2050. Par exemple, quels seront les taux de combustion du combustible dans les réacteurs, quelle quantité de MOX (combustible mixte uranium/plutonium) faudra-t-il produire, retraitera-t-on le MOX?" Ces questions sont déterminantes pour la gestion des combustibles irradiés. Les autorités ont besoin de vérifier que les décisions prises aujourd'hui ne déboucheront pas sur une impasse. Allez-vous jusqu'à envisager l'arrêt du retraitement?

On s'interroge évidemment sur l'arrêt du programme MOX, objectif du retraitement. En contribuant aux réflexions, EDF, la Cogema et le CEA sont conduits à réévaluer leurs positions. Ne serait-ce qu'en s'exprimant sur les scénarios qu'on leur soumet. Comment ces acteurs voient-ils la situation dans cinquante ans? Les réponses qu'ils donneront seront peut-être très différentes de celles données il y a dix ans.

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