Menu
Libération

Tokyo rassérène la Cogema. Le Japon se lance dans un programmede «moxage» de ses réacteurs.

Réservé aux abonnés

Publié le 09/04/1997 à 1h14

Tokyo de notre correspondante.

Le président de la Cogema, Jean Syrota, en tournée annuelle au Japon, s'est félicité du feu vert donné par Tokyo à l'utilisation du combustible MOX. Mais décrocher des contrats avec les dix compagnies d'électricité japonaises, privatisées et pour la plupart cotées en Bourse, est plus difficile: le MOX n'est pas ce qui se fait de moins cher pour alimenter un réacteur nucléaire. La Cogema a néanmoins réussi à signer son premier contrat avec Tepco, la compagnie d'électricité de la région de Tokyo, qui porterait sur la fourniture de 10 tonnes de MOX.

Pour le groupe public français, qui retraite les combustibles japonais usés à La Hague, il est plus avantageux ­ écologiquement et financièrement parlant ­ de renvoyer au Japon les 20 tonnes de plutonium issu du recyclage sous forme de combustible MOX qu'à l'état brut. «La transformation de la totalité de ce plutonium en combustible MOX représenterait un chiffre d'affaires d'un milliard de francs par an pendant dix ans», indique la Cogema, qui, avec 4 milliards de chiffre d'affaires au Japon, est le premier exportateur français dans l'archipel, à égalité avec LVMH. Les responsables du nucléaire japonais ont décidé de «moxer» quatre réacteurs (sur 51) d'ici l'an 2000, et entre six et quatorze avant 2010. Mais, depuis l'incident dans le surgénérateur de Monju en 1995 et celui survenu dernièrement dans l'usine de retraitement de Tokai-mura, la population japonaise se montre beaucoup plus réticente à l'éga

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique