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Libération

Le Japon entame une nécessaire réforme bancaire. Deux grandes banques sont contraintes de se restructurer.

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Publié le 11/04/1997 à 1h11

Tokyo de notre correspondante.

La restructuration du secteur bancaire japonais avance à marche forcée. Sous la pression des pouvoirs publics, deux des vingt plus grandes banques de l'archipel, les deux plus mal en point aussi, ont finalement décidé hier de faire face à leurs difficultés financières. L'une, la Hokkaido Takushoku Bank (la plus petite des dix banques commerciales), en fusionnant avec une banque régionale, basée également à Hokkaido, dans le nord du Japon. L'autre, la Nippon Credit Bank (une des trois banques de crédit à long terme), en annonçant un plan de restructuration drastique qui l'oblige, tout comme la Hokkaido, à tirer un trait sur l'ensemble de ses activités hors de l'archipel.

Les autorités se sont rendues à l'évidence: ces deux établissements à court de fonds propres, figurant pourtant parmi les vingt majors, ne sont pas en mesure de faire face à la concurrence internationale. Surtout, le risque de défaillance, et donc d'effet en chaîne sur le reste du secteur bancaire, était devenu trop important.

La perspective du «big bang de Tokyo», annoncé en novembre par le Premier ministre, provoque de profonds remous au sein d'un secteur bancaire malade, bien en peine de faire face au poids de ses créances douteuses.

En favorisant les rapprochements des établissements les plus mal en point, comme c'est le cas aujourd'hui avec la Hokkaido Takushoku Bank, ou en demandant à l'ensemble de la place financière de Tokyo de recapitaliser une banque malade, comme le mont

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