Il se passe toujours quelque chose dans le ciel. Au moment où la
grève des compagnies TAT-Air Liberté est en passe de s'achever (lire encadré), c'est au tour des pilotes de l'ex-Air Inter de lâcher le manche. Hier, quatre syndicats ont déposé un mot d'ordre de grève de 48 heures «reconductible» pour vendredi et samedi. L'USPNT, le SPAF, le SNPL et le SNPNAC protestent contre «un traitement discriminatoire vis-à-vis de l'intégration des pilotes d'Air France Europe (ex-Air Inter)» dans le groupe Air France. La fusion des deux compagnies est donc une nouvelle fois en cause.
Christian Blanc, PDG du groupe Air France, devrait soumettre au conseil d'administration de demain un texte de 10 pages sur l'harmonisation des carrières de pilotes, régies par la «liste de séniorité» (avancement à l'ancienneté en fonction du type d'appareil et des heures de vol). Ce texte se fonde sur les travaux d'une commission, présidée par Marceau Long, spécialement mise en place pour l'occasion. Cette dernière, en rendant ses conclusions au début du mois, avait préconisé la création d'une liste transitoire sur deux ou trois ans, histoire que les choses se mettent en place doucement. La direction proposerait maintenant cinq ans de statu quo. Pour les 750 pilotes de l'ex-Air Inter, cette décision est interprétée comme un durcissement.«Notre carrière prendra cinq ans de retard par rapport à nos collègues d'Air France. Selon les simulations que nous avons faites, rien qu'avec le gel sur deux ou trois ans, no




