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Libération

Le groupe Air France en panne de pilotes. Recrutements retardés, séquelles de la grève: l'été sera dur.

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Publié le 24/06/1997 à 4h48

Y-a-t-il un pilote dans l'avion? Pas toujours... Depuis le 1er juin,

les perturbations sur les vols de l'ex-Air Inter ou sur les liaisons européennes d'Air France se multiplient, au point que de nombreux avions restent cloués au sol. Pour la seule journée de dimanche, 10% des vols domestiques ont dû être annulés. Particulièrement touchée: la liaison Paris-Biarritz. En semaine, le groupe affrète parfois plus de 70 avions par jour à des compagnies extérieures pour transporter ses passagers. Motif de cette pagaille: il manque... des pilotes pour tenir le manche.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette situation risque de perdurer quelque temps. La direction du groupe, qui reconnaît une «tension sur les effectifs de pilotes», avance plusieurs raisons. Air France a prévu de recruter 450 jeunes pilotes sur les trois prochaines années. Mais, du fait du conflit avec les interessés à propos de la mise en place d'une double échelle de salaires, les recrues auraient utilisé jusqu'à la date limite du 19 juin leur délai de réflexion. Résultat: douze nouveaux pilotes ont signé leur contrat (320 000 francs brut annuel au lieu de 350 000 francs octroyés jusqu'ici) la semaine dernière alors que la procédure avait été fixée en avril. Premier couac.

«On paye toujours les suites de la grève du mois de mai», poursuit-on au siège d'Air France. Les quatre jours de colère des pilotes (à propos de la double échelle de salaire, justement) auraient désorganisé les plannings, notamment le progra

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