Vilvorde ferme et le dossier revient en boomerang à Matignon.
L'expertise commandée à Danielle Kaisergruber a conforté la position de Louis Schweitzer: l'usine belge de Renault cessera de produire d'ici à la fin de l'année; 400 emplois seront créés sur place dans le cadre de la réindustrialisation du site; un plan social est depuis aujourd'hui négocié à Bruxelles.
La décision du conseil d'administration de Renault à peine connue, des voix se sont élevées dans la majorité. Dès samedi, Henri Emmanuelli évoquait une «très mauvaise nouvelle ["] pour toutes celles et tous ceux qui attendent de la nouvelle majorité une vision et une action différentes». Président de la Commission des finances de l'Assemblée, il souhaite que «la question soit évoquée mardi devant le groupe socialiste, afin que chacun puisse prendre ses responsabilités».
Joint par Libération, Julien Dray, député PS de l'Essonne et signataire d'une pétition de soutien à Vilvorde, ne mâche pas ses mots. «J'avais compris qu'on chercherait une solution de remplacement et que l'Etat, par l'intermédiaire de ses administrateurs, opposerait son veto à la fermeture. J'apprends qu'il n'y a même pas eu de vote. Les copains des cabinets ont visiblement relayé leurs copains de la direction de Renault. Le gouvernement de gauche commence par fermer une usine symbolique de la lutte pour l'emploi. On a l'impression que l'expérience est déjà terminée.» Tout aussi mécontent, le PCF rappelle que «l'Etat, principal actionnaire de Renault




