Consultant d'origine suisse vivant à Hong-kong depuis de nombreuses
années, Marc Faber est l'une des personnalités connaissant le mieux les arcanes de l'économie et de la finance du territoire. Fasciné par les errements panurgiens de l'époque maoïste, Faber est un collectionneur de reliques de la «révolution culturelle». Ennemi de l'«économiquement correct», sa vision souvent pessimiste des choses est relativement marginale dans la bonne société hongkongaise des affaires, qui lui reconnaît néanmoins souvent le mérite d'avoir eu raison avant les autres.
Comment Hong-kong est-il devenu une place forte de l'économie mondiale?
Lorsque l'économie de la Chine était ouverte, avant l'arrivée des communistes en 1949, Hong-kong était insignifiant. Les principaux centres de production se trouvaient à Shanghai et en Mandchourie. Après 1949, la ville est demeurée l'unique point de passage commercial entre la Chine et le monde occidental. Pour cette raison, elle s'est transformée en centre d'affaires. Les entrepreneurs chinois fuyant Shanghai sont venus s'y installer parce que le territoire était britannique" La Chine s'est à nouveau ouverte en 1978 et les affaires ont naturellement continué à passer par le seul conduit possible: Hong-kong.
Quels risques la rétrocession fait-elle peser sur l'économie?
En soi, elle n'en présente pas d'énormes. Le vrai risque est géographique. En 1988-1989, le gouvernement chinois s'est inquiété de voir exclusivement cette partie du sud de la Chine se développer




