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Libération

Renault, le premier euroconflit. «On aura tout fait pour lutter». Dernière assemblée hier à Vilvorde. Mardi, on vote sur le plan social.

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Publié le 18/07/1997 à 5h53

La der des der. La dernière assemblée générale des salariés de

Vilvorde. Les dernières explications sur le plan social. «Nous en sommes au 38e jour de grève. On aura tout fait pour lutter», déclare au micro Karel Gacoms, le représentant du syndicat FGTB (socialiste). Mardi, les 3 100 salariés de Renault voteront pour ou contre le plan proposé par la direction. Hier, les indécis, les «pour-en-finir» et les opposants regroupés dans une nouvelle association baptisée Comité Renault Ouvert (CRO) sont venus écouter une dernière fois leurs délégués. Tous ont reçu, la veille, leur «compte individuel»: le montant des indemnités prévues après la fermeture de leur usine. La feuille est pliée en quatre dans le portefeuille, extirpée, lue et relue. Les plus anciens partiront avec, en gros, un an de salaire brut. Les uns s'en iront en préretraite, les autres entreront dans le régime de chômage technique avec le soutien d'une cellule emploi pour une période maximale de deux ans, 400 resteront pour s'occuper de voitures d'occasion ou de pièces détachées Renault. Amère résignation. La FGTB se prononce à demi: «Si nous acceptons cet accord, une longue période d'incertitude sera terminée. Bien sûr, il nous restera toujours quelque chose qui fait mal. Si nous le refusons, je suis persuadé qu'on repartirait pour des mois d'actions difficiles», souligne Karel Gacoms. La CSC, l'autre principal syndicat (chrétien) a tranché. Il faut accepter. Ses responsables ont organisé, durant deux jours, des r

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