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Libération

Cuba se paie une banque centrale. La nouvelle institution, plus autonome, régulera le système financier et bancaire.

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Publié le 25/07/1997 à 5h21

Miami, de notre correspondant.

Le grand argentier cubain, Francisco Soberón Valdez, est en train de mettre la touche finale de son grand oeuvre personnel ­ la modernisation du système bancaire ­ avec la création d'une «vraie»banque centrale à Cuba, le Banco central (BCC), dont il présidera aux destinées. Jusqu'à présent directeur, avec rang de ministre, du Banco nacional de Cuba (BNC), Soberón a décidé de liquider le système hérité de la période soviétique pour le remplacer par un outil conforme aux usages internationaux. Certes, la nouvelle banque centrale ne disposera pas de l'autonomie vis-à-vis du pouvoir politique dont jouissent par exemple la Banque de France, la Buba ou la Fed. Mais elle sera autonome par rapport à l'ensemble bancaire et financier cubain dont elle sera le régulateur. A défaut de définir la politique monétaire, c'est elle seule qui interprétera et fera appliquer les directives du ministère des Finances et des Prix, émettra la monnaie, gérera la masse monétaire et négociera la dette et les emprunts avec les créditeurs étrangers. Dans l'ancien système, le BNC cumulait depuis 1960 tous les métiers de la banque. Il était à la fois l'institut d'émission, la banque d'investissement, la banque de commerce, la banque de détail (un seul autre établissement disposait d'une indépendance formelle, la caisse d'épargne). Ce centralisme polymorphe répondait aux normes du Comecon, mais la disparition du commerce socialiste a forcé Cuba à adapter ses institutions finan

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