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Libération

«Trésor de guerre» restitué à Vilvorde

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Publié le 26/07/1997 à 5h35

Avec un bruit de ferraille, les 5 000 clés étiquetées, dégringolent

sur les pieds de Ronald Breyne. Il est 16h15. Le chef du personnel de Renault-Vilvorde vient de se voir remettre le «trésor de guerre» détenu par un piquet de grève depuis le 27 février: 5 000 Clio et Mégane. Vendredi, les deux gros sacs contenant les sésames ont été symboliquement renversés à terre. Les photographes se bousculent. Louis fond en larmes, bientôt imité par d'autres ouvriers. Ronald Breyne s'excuse: «Quand j'ai été nommé il y a trois ans, je ne savais pas que c'était pour fermer l'usine.» Aux journalistes, il parle des Vilvorde comme des «gars formidables, des gars flexibles». «C'est incroyable de voir comment les véhicules et les installations ont été préservés. Il suffit de tourner sur le bouton et tout marche», s'émerveille-t-il. Pas rancuniers, les Vilvorde l'ont invité à partager une bière, sous la grande tente dressée près du parking, ainsi que les deux policiers en civil qui les ont suivis depuis le début. La FGTB, syndicat socialiste, a voulu organiser un barbecue pour clôturer cinq mois de conflit, après l'acceptation du plan social par le personnel mardi. Quelques dizaines d'ouvriers sont venus en famille. Les «gardiens» du parking, qui ont assumé cette tâche jour et nuit, arborent des tee-shirts Renault sur lesquels est épinglé un morceau de tissu noir. Plusieurs jours seront nécessaires pour appareiller clés et voitures. Puis, il faudra au moins une semaine pour que les camions enlè

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