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Libération

Virgin fait ses gammes dans le cola. La boisson du groupe britannique s'affiche à la télé cet été. Objectif: dépasser Pepsi.

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Publié le 16/08/1997 à 7h24

A chaque été son tube hispanisant, son préservatif goût framboise,

et, forcément, sa boisson désaltérante. Cette saison fait la promotion d'un cola qu'on dit bien plus branché que le Coca: annoncé sur toutes les chaînes à coups de spots télévisés depuis lundi dernier, le Virgin-Cola affiche sa couleur rouge foncé façon «hard sale» délirant. Une bonne soeur succombant à la tentation du vrai-faux cola ou des Latinos ventripotents suant dans une salle d'aérobic et buvant la version light du Virgin-Cola. Comparée aux pubs proprettes de Coca-Cola, la campagne présente un petit côté «gros dégoûtant jubilatoire» pas antipathique. Et c'est tant mieux puisque toute la commercialisation de ce produit repose sur l'idée que le Virgin-Cola est un produit désinhibé" alors que le Coca ne le serait pas du tout. Apparu l'an dernier en France sans promotion, ce produit est l'un des derniers défis lancé à la planète par Richard Branson, le PDG de Virgin. Après la musique, le transport aérien ou les voyages, le Britannique a décidé de s'attaquer au symbole américain par excellence en venant jouer les trouble-fête sur le marché des colas. Avec seulement deux produits existants dans le monde ­ le Coca et le Pepsi ­, Branson est convaincu qu'il peut profiter de son image auprès des jeunes pour en lancer un troisième. Et comme il est culotté, le PDG compte détrôner Pepsi de sa place de dauphin. Un pari presque gagné en Angleterre. Présent dans 60% de la distribution alimentaire britannique, le V

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