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Le PDG de Virgin s'attaque aux trains. Branson va lancer un appel d'offres pour l'achat de quarante pendulaires.

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Publié le 26/08/1997 à 7h04

Non content de s'attaquer au Cola, de poursuivre une guerre de cent

ans avec British Airways ou d'inaugurer une nouvelle maison de disques, tout ça en l'espace d'un été, Virgin s'apprête à lancer cette semaine un appel d'offres pour l'achat de quarante trains pendulaires, selon le Financial Times d'hier. Le groupe britannique, dirigé par le médiatique milliardaire Richard Branson, capable, à l'occasion, de se travestir en mariée pour lancer une ligne de robes nuptiales, voudrait doter l'une de ses sociétés de chemins de fer, la West Coast, de ces trains presque aussi rapides que des TGV mais beaucoup moins onéreux (ils ne nécessitent pas la construction de nouvelles voies et se penchent dans les virages. Ils pendulent, donc).

Cette commande, qui s'élèverait à 500 ou 600 millions de livres sterling (5 à 6 milliards de francs) sera adressé à une dizaine de candidats présélectionnés (probablement les sociétés allemandes Adtranz et Siemens, le canadien Bombardier, l'italien Fiat et le groupe franco-britannique GEC-Alsthom), à la condition qu'ils respectent un détail: les trains devront être assemblés en Grande-Bretagne.

C'est que Richard Branson s'est découvert une nouvelle passion pour l'univers des cheminots, après avoir bâti une partie de sa notoriété dans le monde aérien avec sa propre compagnie. La grande privatisation de British Rail, l'équivalent insulaire de la SNCF, achevée au printemps dernier, ne lui est pas passée sous le nez. Virgin est aujourd'hui propriétaire de deu

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