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Les 35 heures agitent la rentrée syndicale. Chacun se positionne avant la conférence sur le temps de travail.

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Publié le 27/08/1997 à 7h01

C'est déjà fait pour Alain Deleu et Louis Viannet. Nicole Notat se

lance demain. Puis viendra le tour de Marc Blondel. Les déclarations et interviews des leaders syndicaux, CFTC, CGT, CFDT, FO, se succèdent, signes incontestables de rentrée. L'exercice est aussi rituel qu'une messe de minuit à Noël. Cette année pourtant, le programme est chargé. Au point qu'il a imposé un été laborieux pour Martine Aubry, dixit son entourage. Après l'emploi des jeunes, présenté en Conseil des ministres le 20 août, voici venu le temps de la Conférence nationale sur l'emploi, les salaires et la réduction du temps de travail prévue fin septembre-début octobre. Suivie, le 10 décembre, par des élections prud'homales qui viendront ajouter un peu de piment sur le front social. Un contexte, ainsi décrit hier par le secrétaire général de la CGT, Louis Viannet: «Nous plaçons cette rentrée sous le signe de la mobilisation revendicative» (lire ci-dessous). Chacun fourbit ses armes, y compris le patronat, très hostile à l'instauration de la semaine de 35 heures promise par les socialistes. L'objectif a été consigné dans le petit livre vert de campagne de Lionel Jospin: «Ramener progressivement la durée légale de 39 heures à 35 heures, sans diminution de salaire». Mais, à l'approche des grandes décisions, le gouvernement hésite encore sur la façon de s'y prendre. Du coup, les syndicats ont commencé à distiller leurs craintes. Marc Blondel, le secrétaire général de FO, s'est déjà inquiété de ce que «la

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