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L'asie dans l'oeil du cyclone boursier. Les investisseurs fuient dans une atmosphère de panique.

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Publié le 30/08/1997 à 6h54

La seule bourse asiatique qui n'ait pas subit une nouvelle baisse

hier est celle de Taïwan: elle était fermée en raison de l'imminence de l'un de ces typhons qui, trois ou quatre fois l'an, paralysent toute circulation dans la capitale. Les autres ont toutes chuté à nouveau, victimes des contrecoups de la tempête financière qui semble n'en plus finir depuis l'effondrement du bath thaïlandais, le 2 juillet. Doutant de la pérennité du fameux «miracle asiatique», nombre d'investisseurs préfèrent fuir les marchés de la région. Un certain fatalisme semble s'instaurer. «Que voulez-vous, c'est la loi du marché!», s'est exclamé hier à Tokyo le premier ministre de Singapour Goh Chok Tong, tout en notant pourtant que les «bases fondamentales» de l'économie régionale demeuraient «saines».

Après un jeudi déjà noir, Hong-Kong a terminé la séance de vendredi sur un plongeon de 5%: la glissade de l'indice Hang Seng atteint 15% en vingt-deux jours dans un climat de panique. En fort recul de 6% en début de séance, Singapour a clôturé sur une baisse de 2,2%. Kuala Lumpur a limité la casse avec une baisse de 1% en clôture (après -4,2% jeudi). Bangkok a terminé sur un recul de 2,6% et Manille de 2,4% après avoir chuté jusqu'à 8,4% en séance. A Séoul, la baisse a été de 1,8%. Même Sydney a abandonné 1,5%.

Les monnaies ont poursuivit leur plongeon. Le ringgit de Malaisie, le baht de Thaïlande et la roupie d'Indonésie ont crevé des planchers records face au dollar américain. Même le dollar de Singap

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