Pékin de notre correspondante
Les médias chinois sont restés étrangement silencieux face à la crise qui secoue pour la seconde fois de l'été les monnaies et marchés boursiers asiatiques. Surtout à propos de la situation à Hong-kong, l'ex-colonie britannique et quatrième place boursière mondiale, qui a été rétrocédée à la Chine le 1er juillet, voilà juste deux mois. Hier, la Bourse de Hong-kong a plongé de 5%, pour clôturer à 13 425 points, la plus grosse chute enregistrée en une seule journée au cours des dix dernières années. Le mouvement avait été amorcé en fin de semaine dernière, l'indice boursier Hang Seng tombant en dessous du seuil psychologique de 14 000 points vendredi soir.
Mais pas un mot n'a été consacré à la question dans le quotidien de l'économie. Le journal des intellectuels, Clarté, signalait dans les pages internationales de son édition de samedi que «d'après une série d'articles publiés dans la presse brésilienne, Hong-kong semble assuré de maintenir sa prospérité». Le Quotidien du peuple de lundi, organe officiel du Parti communiste, a rendu compte des «problèmes monétaires en Malaisie», le Quotidien du soir de Canton, édité à moins de 150 kilomètres de Hong-kong préférant s'attarder sur les chutes intervenues ces derniers jours sur les marchés boursiers de New York et du Mexique!
Danger potentiel. «Les autorités chinoises ne tiennent pas à ce que ces informations se répandent trop vite. Potentiellement, la crise monétaire de Hong-kong peut-être dangereuse,




