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Air France: l'Etat campe sur le seuil des 51%Jean-Claude Gayssot envisage une ouverture limitée du capital.

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Publié le 03/09/1997 à 9h45

D'une formule, «ni privatisation ni statu quo», le ministre

communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, a précisé hier le fond de sa pensée sur Air France, dans un entretien à l'Humanité. Son entourage précise dans la foulée: «L'Etat restera majoritaire, au moins à 51%, qui est pour nous l'ultime limite. Le non-statu quo signifie cependant qu'une ouverture est possible pour les salariés et une prise de participation de compagnies internationales.» De quoi énerver Christian Blanc, PDG d'Air France, qui tient par-dessus tout à se débarrasser de son actionnaire principal, pour mieux jouer, dit-il, dans la cour des grands. Selon un schéma qui serait également envisagé par le ministère, l'Etat pourrait en réalité conserver 40% des parts, la Caisse des dépôts et consignations prenant à sa charge les 11% restants. La barre des 51% resterait ainsi en de bonnes mains. Forcément, l'atmosphère est tendue entre Christian Blanc et Jean-Claude Gayssot. Ils devaient se retrouver en fin de journée à Roissy, le ministre ayant exprimé le désir de visiter le hub d'Air France, une plate-forme de correspondances mise en place l'an dernier. Il devait également rencontrer quelques salariés et rendu visite au comité d'établissement «pour se rendre compte». Le dossier est sensible. D'un côté, la «gauche plurielle», qui s'était engagée, avant les élections, à stopper les privatisations, a le sentiment d'avoir fait un gros pas en avant, en «lâchant» 49% du capital. De l'autre, Christian Blanc s'

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