Menu
Libération

Vilvorde: une dernière semaine et puis s'en vaPlus de 200 ouvriers de retour, pour achever 800 Mégane.

Réservé aux abonnés

Publié le 03/09/1997 à 9h45

Vilvorde envoyée spéciale

Denis a encore dans la poche de son sac le télégramme reçu quelques jours auparavant: «Veuillez vous présenter au travail, lundi 1er septembre, 5 h 45.» Le message, lapidaire, est signé «RIB» (Renault Belgique Industrie). Denis: «J'ai hésité. Puis je me suis dit, c'est peut-être grave si tu refuses de travailler. A cause du plan social, tout ça"» Quelque 200 à 300 ouvriers, sur un total de 3 100, ont reçu la même convocation. Les lumières se sont donc rallumées dans les ateliers de Renault-Vilvorde. Depuis lundi, les chaînes tournent au ralenti. La filiale belge du constructeur automobile français, dont la fermeture définitive a été entérinée après des mois de conflit, doit achever 800 carcasses de Mégane entamées. 100 voitures devront sortir des ateliers chaque jour pour être ensuite vendues. Pour cela, il faut une dernière semaine de travail. Semaine normale. La date du grand ménage avait été fixée initialement au 25 août par Renault. Les ouvriers «sélectionnés» se sont bien présentés, mais ils avaient alors refusé de franchir la porte d'entrée. «On est tous payés au chômage technique. Ceux qui restent chez eux et ceux qui vont finir le boulot. Alors, c'est non.» La direction a estimé qu'il s'agissait d'un mouvement de grève. Réponse des salariés: «Y a pas de grève puisque y a plus d'usine.» Finalement, Renault a décidé de payer une semaine normale. Les ouvriers sont revenus. Août a été un mois maussade pour bon nombre des salariés. Certains so

Dans la même rubrique