Programme indigeste mais journée décisive, aujourd'hui, pour Air
France. Au menu: trois assemblées générales, au cours desquelles Christian Blanc confirmera son départ; le renouvellement des administrateurs de l'Etat (deux d'entre eux, Marc de Lacharrière et Alain Minc, devraient quitter le conseil); l'approbation des comptes et l'adoption formelle de la fusion avec l'ex-Air Inter. Dans la foulée, le nom du successeur de Blanc pourrait être dévoilé, même si, hier, le gouvernement n'avait toujours pas arrêté son choix. Avec un sérieux délai à prévoir avant que la compagnie aérienne ne soit à nouveau en ordre de marche: les administrateurs représentant les 46 000 salariés ne seront élus que le 2 octobre et le futur PDG officiellement nommé en Conseil des ministres la semaine suivante. Ouf!
Dans cette pagaille, une autre question reste pour le moment en suspens: le sort des 26 membres du comité de direction de la compagnie aérienne. Le 1er septembre, ils ont pris une initiative qui a largement contribué à mettre le feu aux poudres entre la direction d'Air France et le pouvoir, en envoyant une lettre collective à Jean-Claude Gayssot, le ministre des Transports, avec copie au ministère des Finances et à Matignon. Sur un ton assez abrupt, la missive expliquait: «Le conseil de direction d'Air France, unanime, considère que la privatisation d'Air France est une nécessité vitale pour permettre à l'entreprise d'affronter à armes égales la concurrence... Dans quelques mois, il sera trop




