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Le patron d'Adidas avale les skis Salomon. Robert Louis Dreyfus, qui a racheté l'OM l'an dernier, étend sa panoplie sportive.

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Publié le 17/09/1997 à 8h18

Voici l'histoire d'une affaire en or. Lorsqu'en 1993, le Crédit

Lyonnais propose à Robert Louis Dreyfus de reprendre Adidas, l'homme d'affaires multimilliardaire n'en veut pas: «Tout ce qui touche à Tapie est pourri», réplique-t-il avant même de regarder le dossier. Il faudra que la banque française fabrique un contrat sur mesure à Robert Louis Dreyfus pour que celui-ci accepte de racheter pour 2 milliards de francs, la marque aux trois bandes, propriété de Bernard Tapie et de son créancier le Crédit Lyonnais depuis la fin des années 80. Aujourd'hui, la marque allemande Adidas est florissante... tellement florissante avec ses 15 milliards de francs de chiffre d'affaires et son milliard de bénéfice net qu'elle vient de racheter les skis Salomon, marque de pointe française de l'équipement de sport. Robert Louis Dreyfus, qui a racheté l'Olympique de Marseille l'an dernier, aurait-il pris goût à la guerre planétaire que se livrent les marques de sport? «Nous allons devenir la meilleure marque du monde», n'hésite-t-il pas à déclarer, trop content de se hisser, grâce à sa nouvelle acquisition au deuxième rang du marché mondial de l'article de sport, loin derrière Nike peut-être (47 milliards de francs de chiffre d'affaires) mais devant l'américain Reebok (17,7 milliards de francs). Le nouveau groupe qui naîtra de la fusion baptisé Adidas-Salomon AG affiche dès à présent un chiffre d'affaires prévisionnel de 20 milliards de francs pour 1997 et sera coté à Paris et à Francfort.

L'af

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