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Libération

British Airways rogne les ailes d'Air France. Air Liberté et TAT, filiales de l'anglais, ont signé un accord avec American Airlines et des compagnies régionales françaises.

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Publié le 26/09/1997 à 8h53

Coup de pied de l'âne pour Air France. Air Liberté et TAT viennent

de signer un accord commercial avec American Airlines, qui se traduira par une mise en commun des vols des compagnies. Alors qu'Air France peine à transformer ses accords avec ses propres partenaires d'outre-Atlantique (Delta et Continental Airlines) en véritables alliances, Air Liberté et TAT, filiales de British Airways, décrochent un contrat de choix avec la compagnie américaine, numéro un sur son marché. En fait, il s'agit là de la première étape d'un rapproche- ment transatlantique bien plus important. British Airways attend en effet que la Commission de Bruxelles approuve un méga-accord avec American Airlines. Concrètement, les passagers d'American arrivant à Paris pourront continuer au départ d'Orly-Sud vers les 27 destinations françaises desservies par le réseau Air Liberté-TAT, et inversement pour les passagers provinciaux d'Air Liberté et de TAT se rendant aux Etats-Unis. Au départ de Paris, American dessert sans escale New York, Dallas, Miami, Boston et Chicago. Les nouveaux alliés souhaitent que ce partenariat évolue vers un accord dit de «code-sharing»: le passager voyage avec un seul numéro de vol et un seul billet de bout en bout, émis indifféremment par l'une ou l'autre des compagnies. Mais cela ne sera pas possible avant que la France ait signé un accord aérien bilatéral («open sky») avec les Etats-Unis. L'avenir des alliances d'Air France avec Delta et Continental en dépend tout autant. Da

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