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Libération

Sabena: la délocalisation dans l'air du temps. La compagnie aérienne belge veut faire passer son personnel navigant sous pavillon suisse. Une chasse aux coûts qui tente d'autres transporteurs.

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Publié le 26/09/1997 à 8h52

Le 1er janvier 1998, si tout va bien, Sabena n'emploiera plus

directement aucun pilote ni aucune hôtesse. La compagnie aérienne belge envisage de délocaliser tout son personnel navigant (2 400 salariés sur un total de 9 766)" en Suisse. Le projet, baptisé «Common Crew Management» entre aujourd'hui dans la dernière ligne droite des négociations. Celles-ci seront sans doute suivies attentivement par les autres compagnies aériennes, désormais taraudées ­ comme d'autres secteurs d'activité ­ par la délocalisation d'une partie de leur personnel navigant. Mais encore un peu hésitantes à rejoindre le clan de celles qui, comme Lufthansa, sont passées à l'action.

Le 10 octobre, une nouvelle réunion est prévue entre la direction de Sabena et les syndicats. La compagnie, détenue à 49,5% par Swissair et à 50% par deux holdings publics belges, tente de mettre sur pied une méthode «douce» de délocalisation. Pilotes et hôtesses belges ne rejoindraient pas leurs homologues suisses pour bénéficier d'un statut identique, mais dépendraient d'un nouvel employeur situé à Zurich. «Une sorte de département, pour un personnel navigant qui restera de toute façon basé en Belgique», explique Patrick Du Bois, secrétaire général et numéro 2 de Sabena. Il n'y aura aucune suppression d'emploi, aucune perte de salaire. La couverture sociale (retraite et maladie) restera à Bruxelles.

Mais l'entreprise a calculé qu'elle réaliserait une économie de 1,5 milliard de francs belges (250 millions de francs français)

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