Depuis que la Compagnie générale des eaux est devenue le premier
actionnaire de Havas en février, chaque conseil d'administration du groupe ou d'une de ses filiales constitue un mini-événement, du genre de ceux où tout peut arriver. Surtout le pire. Ainsi, le 1er septembre, Christian Brégou, le PDG de CEP Communication, la filiale d'édition et de presse de Havas, vingt-huit ans de maison, ne savait pas en entrant au conseil de son groupe qu'il serait sèchement révoqué par Pierre Dauzier, le PDG de Havas. Sans fleurs ni couronne, façon western. «Il refusait de jouer la carte du groupe», explique la direction de Havas. L'inquiétant J2M. Pourtant, aujourd'hui, le même Pierre Dauzier doit se demander à son tour ce que lui réserve le conseil d'administration de Havas qui se réunit ce matin. Tant il est vrai que dans cet univers impitoyable on n'est plus sûr de rien. A priori, deux points sont à l'ordre du jour ce 2 octobre: la finalisation des accords de cession de IP la régie des radios à la CLT et un point d'étape que fera le directeur général de Havas, Eric Licoys, des discussions en cours, notamment avec le Monde, sur la vente de l'Express et du Point (voir en pages Médias). «Il ne se passera rien, mais on ne sait jamais», explique un responsable du groupe. «La persistance d'une rumeur sur le départ de Dauzier constitue le signe permanent de la déstabilisation du groupe.»
Jadis surpuissante, la maison Havas guette désormais les moindres mouvements de la CGE, trop inqui




