Bouygues sera-t-il sur la ligne de départ du téléphone déréglementé
au 1er janvier 1998? «Leur affaire est relativement mal emmanchée, mais ça peut se faire avec un peu de retard, constate un industriel circonspect. Peut-être au deuxième semestre 1998.» A moins de trois mois de la déréglementation des télécoms, personne ne saurait dire avec certitude s'il y aura deux ou trois opérateurs français à l'ouverture du marché. Pendant que France Télécom et Cegetel filiale de la Compagnie générale des eaux préparent de savantes stratégies tarifaires pour affronter une nouvelle concurrence sur les lignes françaises du téléphone fixe, Bouygues, déjà acteur dans le téléphone mobile, cherche par tous les moyens à entrer lui aussi sur ce que l'on appelle désormais «le longue distance». Avec au départ un handicap considérable: contrairement à ses concurrents, le groupe de services ne possède pas de réseau national d'infrastructures susceptible d'être équipé en fibres optiques. Pas d'infrastructures, donc pas de couverture globale de téléphonie. Depuis le début de l'année 1997, où le groupe a vu le réseau de la SNCF lui passer sous le nez au profit de la CGE, Bouygues multiplie donc les tentatives pour rattraper son retard. Mais, pour le moment, rien de franchement concluant ne sort de son chapeau.
Faut-il un troisième larron? Contrairement à François Fillion, le ministre délégué aux télécommunications d'Alain Juppé, le gouvernement de Lionel Jospin ne pense pas que la présence de troi




