Menu
Libération

Zizanie patronale autour des 35 heures. La banque et l'habillement prêts à négocier des contreparties.

Réservé aux abonnés

Publié le 23/10/1997 à 10h33

Le patronat s'emmêle les pinceaux. D'un côté, la ligne officielle

n'a pas varié d'un iota: c'est toujours non aux 35 heures et pas question d'entamer des négociations. De l'autre, des chefs d'entreprise commencent à se dire qu'il y aurait peut-être des avantages et des contreparties à gratter dans l'affaire. Hier, les cafouillages se sont multipliés. Les banquiers sont passés de la guerre des tranchées à la table des négociations. Et côté industries de main-d'oeuvre, où l'on recevait Jean Gandois, le patron démissionnaire du CNPF pour cause de 35 heures, on calculait déjà le montant des primes. Une folle journée.

11 heures, siège de l'Association française des Banques (AFB), rue Lafayette à Paris. L'organisation qui regroupe 411 banques (216 000 salariés) tient un conseil extraordinaire. Objet: dénoncer la convention collective qui régit la profession depuis 1947, au motif qu'elle est incompatible avec les 35 heures. «Profitons de l'occasion», martèlent des banquiers. La veille, un bureau de l'AFB, tout aussi extraordinaire, avait entériné la décision. Mais dans la soirée, des fuites provoquaient un branle-bas de combat parmi les syndicats. Ils alertent aussitôt Matignon, Bercy et le ministère du Travail, sur le thème «le patronat déclare la guerre». Hier matin, les débats entre les 21 membres du Conseil de l'AFB sont donc tendus. Tous sont d'accord pour se débarrasser de la convention collective. Mais la pagaille règne quant à la méthode. Certains veulent le faire brutalemen

Dans la même rubrique