Mercredi, les dirigeants de l'Association française des banques
(AFB) s'entre-déchiraient pour savoir comment réagir à la question des 35 heures (Libération du 23 octobre). Après avoir envisagé de dénoncer la convention collective des banques vieille de cinquante ans, l'AFB a finalement décidé de tourner casaque et proposé une renégociation de ladite convention d'ici à l'an 2000, «coïncidant ainsi avec l'échéance des 35 heures». Ce dont se félicite Dominique Strauss-Kahn. Hier, le ministre de l'Economie et des Finances a «salué la position de l'AFB venue soutenir celle du gouvernement en se mettant en situation, la première, à passer aux 35 heures». De leur côté, les syndicats ont réagi favorablement. Dans un communiqué commun, les cinq fédérations du secteur, CFDT, SNB-CGC, FO, CGT et CFTC annoncent qu'elles seront bien au rendez-vous du 5 novembre proposé par l'AFB, «avec la volonté de négocier». «Le patronat a retrouvé la raison. Nous sommes prêts à discuter», déclare Jean-Dominique Simonpoli, pour la CGT. «L'AFB a réagi dans la droite ligne du CNPF, mais désormais il y a sûrement une marge de manoeuvre à trouver», souligne de son côté Hervé Denis, représentant du SNB. Prudents, les syndicats indiquent néanmoins qu'ils «n'accepteront pas la remise en cause des acquis collectifs fondamentaux du personnel». Pour eux, l'objectif du patronat «demeure la disparition des aspects contraignants aux yeux de l'AFB de la convention collective: politique salariale, protection cont




