Tokyo de notre correspondante
Janvier 2001, à Valenciennes. Toutes les deux minutes, une petite voiture sort de l'usine flambant neuve de Toyota. Plus de 2 000 personnes travaillent sur ce site qui a bénéficié des toutes dernières innovations du champion japonais de la productivité. Avec les équipementiers installés aux portes de l'usine pour l'approvisionner en continu, c'est une véritable zone industrielle qui a poussé dans cette région, frappée, quelques années plus tôt, par un taux de chômage de plus de 16%" Ce scénario ne sera peut-être plus longtemps une simple fiction. Sauf surprise de dernière minute, c'est en France, et plus particulièrement dans le Nord, que devrait être construite la deuxième usine européenne de Toyota. Un investissement de l'ordre de 8 milliards de francs qui apporterait une bouffée d'oxygène dans une région sinistrée. Le grand quotidien japonais Asahi publiait mercredi un grand reportage sur Valenciennes, «la ville la mieux placée pour accueillir l'usine Toyota». Selon l'Asahi, l'annonce officielle devrait tomber dans les semaines qui viennent. «Leur décision est prise à 99%, confie un proche du dossier. Mais Toyota veut s'assurer qu'il est accueilli en France les bras ouverts. Ils ont aussi suivi de près les résultats de la conférence sur l'emploi.» Plus que la réaction du groupe nippon à propos de la loi sur les 35 heures, c'est le préavis de grève lancé par les routiers pour le 2 novembre qui inquiète davantage les Japonais.
Avec un peu plus




