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L'europe veut contrer la menace des routiers. La Grande-Bretagne, l'Espagne, le Portugal et la Commission européenne exigent de Paris la libre circulation des transporteurs en cas de conflit à partir de dimanche soir.

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Publié le 30/10/1997 à 10h57

Gayssot! Gayssot! Le conflit routier n'a pas encore éclaté que de

plus en plus de voix réclament l'intervention du ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot. Hier, cinq jours avant la fin de l'ultimatum posé les syndicats, les pressions se sont multipliées pour impliquer le gouvernement dans les négociations délicates qui reprendront ce matin entre les partenaires sociaux. Après l'échec des pourparlers dans la nuit de mardi à mercredi, le trafic s'est intensifié sur les routes, des entreprises essayant de se constituer des «stocks de précaution». Et, fait nouveau, les appels à l'Etat ont dépassé le cadre des frontières. L'Europe réclame maintenant la libre circulation des camions. Déjà, les syndicats de transporteurs néerlandais et britanniques ont mis en garde leurs membres contre les menaces de blocus. Et commencent à faire circuler des fascicules sur la manière d'obtenir des dédommagements en cas de problèmes. Il faut dire que la grève de novembre 1996 et ses conséquences pour les transporteurs internationaux ont laissé des souvenirs cuisants. Cette fois, puisque la grève est annoncée, Bruxelles, Madrid et Londres ont écrit à Jean-Claude Gayssot afin que des corridors permettent aux routiers étrangers au conflit de passer malgré les barrages. Neil Kinnock, le commissaire européen aux Transports et ancien leader travailliste, a ainsi envoyé dès lundi une brève missive à son «cher Jean-Claude», histoire «d'attirer (son) attention sur l'éventualité d'une nouvelle grève d

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