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Le Japon au coeur du cyclone financier. Yamaïchi, le quatrième courtier de Tokyo est acculé à la faillite.

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Publié le 24/11/1997 à 12h39

Tokyo, de notre correspondante.

Sauvée déjà une fois de la faillite par l'Etat en 1965, Yamaïchi Securities n'aura probablement pas de seconde chance. Incapable d'assurer sa liquidité pour la semaine qui vient, faute d'avoir trouvé un soutien financier auprès de ses créanciers, le quatrième plus grand courtier de la Bourse de Tokyo est contraint ni plus ni moins de fermer ses portes.

La direction du groupe, qui a travaillé tout le week-end avec les autorités financières pour mettre au point le plan de fermeture de l'établissement centenaire de façon à ce qu'il ne déclenche pas une onde de choc incontrôlable sur les marchés internationaux, a prévu d'en faire l'annonce officielle aujourd'hui, jour férié au Japon.

Avec un passif évalué à plus de 150 milliards de francs, la faillite de Yamaïchi est la plus importante de l'histoire du Japon et la troisième survenue dans le secteur financier ce mois-ci, après le courtier Sanyo Securities et la Takushoku Hokkaido Bank, dixième banque commerciale.

Sérieusement affaibli par l'éclatement de la bulle financière du début des années 90, Yamaïchi a vu sa situation financière se détériorer de façon significative à la suite de son implication dans le scandale des «sokaiya» (professionnels du racket d'entreprise). L'ensemble du conseil d'administration de la maison de titres avait été contraint de démissionner en août pour prendre la responsabilité de l'affaire. Plus vulnérable que ses consoeurs, impliquées elles aussi dans le même scandale, ell

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