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Libération

Le Pacifique fait ses comptes.

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Publié le 24/11/1997 à 12h39

C'est dans une atmosphère de crise que s'est ouvert dimanche à

Vancouver (Canada) le Forum de l'Apec (Association des pays de l'Asie-Pacifique). Celui-ci se réunissait le lendemain de la demande officielle d'assistance de la Corée du Sud auprès du FMI. Dans ses calculs, l'Apec a estimé, pour le moment, à 0,5 point la perte de croissance due à la crise financière qui ravage l'Asie. Bill Clinton a appelé les dix-sept autres leaders à «agir avec vigueur pour promouvoir la stabilité financière et continuer en même temps d'ouvrir les marchés». Aux pays qui mettront en place des «politiques économiques saines», le président américain a promis que la communauté internationale, FMI en tête, viendrait les aider. Message reçu par le président sud-coréen Kim Young-Sam qui appelait hier sa population à «se serrer la ceinture et partager les difficultés». Principal donateur des deux plans du FMI à la Thaïlande et à l'Indonésie, avec une contribution totale de 9 milliards de dollars (sur les 40 milliards alloués), le Japon devrait jouer une nouvelle fois un rôle de premier plan dans le plan d'urgence du FMI envers la Corée du Sud, son premier partenaire commercial en Asie. Le Japon, premier exportateur net de capitaux de la planète est en effet très inquiet de la dévaluation du won par rapport au yen. En quémandant l'aide du Japon la semaine dernière, le nouveau ministre des Finances coréen ne s'y était pas trompé. «Si la monnaie coréenne se déprécie au-dessous de sa valeur, cela affecter

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