La crise des monnaies asiatiques qui a contraint la Corée a demander
l'aide du FMI est évidemment au coeur du sommet des 18 chefs d'Etat et de gouvernement du forum de coopération économique de l'Asie Pacifique (Apec), qui s'est ouvert hier à Vancouver, au Canada. Pour l'instant, Bill Clinton s'est montré prudent sur une aide américaine à la Corée. Il est «tout à fait prématuré de prendre une décision», a dit le président américain à son arrivée. Quant au gouvernement japonais, il a déjà fait savoir qu'il «ferait de son mieux» pour aider Séoul, alors qu'il doit faire face chez lui à un vent de panique créé par la faillite Yamaïchi.
Toute la journée d'hier, les autorités financières nippones ont multiplié les appels au calme pour convaincre les épargnants japonais et les marchés financiers internationaux que tout serait fait pour que la faillite du courtier Yamaïchi ne provoque pas de vagues sur les marchés. «Les clients de Yamaïchi doivent rester calmes. Ils n'ont rien à craindre», a insisté le ministre des Finances, Hiroshi Mitsuzuka. La Bourse de Tokyo était fermée hier pour cause de jour férié mais les autorités craignent un mouvement de panique ce matin. Le gouvernement a promis que l'intégralité des avoirs des clients serait restituée, en faisant appel si besoin à la Banque du Japon pour combler un éventuel trou. Cette dernière a par ailleurs promis d'injecter «toutes les liquidités nécessaires» pour éviter des réactions en chaîne potentiellement désastreuses, compte ten




