Ernest Antoine Seillière aurait-il franchi un pas de trop dans ses
invectives à l'égard du gouvernement contre les 35 heures? Dominique Voynet le pense. Hier, elle a qualifié de «scandaleuse» la phrase du candidat à la tête du CNPF «invitant à déstabiliser le premier ministre Lionel Jospin». C'est, a poursuivi la ministre de l'Environnement, au micro de RTL, «une attaque personnelle, qui me paraît nouvelle dans la vie politique française. Les prédécesseurs de M.Seillière n'attaquaient pas les personnes mais s'en tenaient à la critique de projets». Devant des jeunes réunis à Marly-le-Roi, Lionel Jospin a lui aussi regretté l'attitude du CNPF, qui «ne rend pas les choses faciles». Et son ministre de l'Economie, Dominique Strauss-Kahn, en a rajouté en s'interrogeant sur l'utilité d'une organisation patronale qui refuserait de négocier, sauf à «se transformer en agence de publicité». Les petites phrases assassines du patronat ont volé très haut ces derniers jours. Même Nicolas Sarkosy, sur Europe 1 a paru en être surpris: «On avait jusqu'à présent une organisation de chefs d'entreprise bien élevés, qui ne haussaient jamais le ton». Mais voilà, a poursuivi le porte-parole du RPR, «à cause de cette méthode (celle de Jospin, NDLR) qui consiste sytématiquement à opposer des catégories sociales à d'autres(...)c'est l'ensemble des chefs d'entreprises qui se trouvent en situation de refus».A voir. Tous ne sont pas en campagne électorale comme Ernest-Antoine Seillière. C'est aujourd'hui




