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Libération

Renault face à la justice belge. Le groupe serait épinglé sur la fermeture de Vilvorde.

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Publié le 01/12/1997 à 14h55

Louis Schweitzer, le PDG de Renault, n'en a pas fini avec les

Belges. Alors que l'usine de Renault-Vilvorde a fermé le 5 septembre, après cinq mois de conflit, et que le plan social est en route, la justice belge poursuit la marque automobile. Selon le journal flamand De Morgen de ce week-end, Louis Schweitzer sera convoqué le 16 janvier devant un tribunal correctionnel de Bruxelles, ainsi que Bernard Garsmeur, directeur de l'usine. Dimanche, la porte-parole du groupe indiquait qu'aucune convocation n'était encore parvenue à Boulogne-Billancourt. «Nous avons appris la nouvelle par les médias, rien de plus.» Mais tout indique que la lettre existe bel et bien. Renault serait ainsi une nouvelle fois épinglé pour non-respect de deux conventions collectives nationales dans la procédure de fermeture de Vilvorde. Le 27 février en effet, l'annonce de l'arrêt de la production de l'établissement (3 100 salariés) s'était faite quasi instantanément avec une conférence de presse, alors que la législation belge impose d'informer les représentants du personnel au préalable. Un premier jugement d'un tribunal du travail belge, confirmé en appel, avait d'ailleurs déjà condamné, le 3 avril, le constructeur à revoir le déroulé des opérations. Une nouvelle réunion du conseil d'entreprise (équivalent belge du comité d'entreprise) avait donc eu lieu.

Parallèlement, une autre plainte, émanant d'un ouvrier soutenu par les organisations syndicales, avait été déposée auprès du tribunal du travail. Et ce

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