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Peut-on encore sauver l'organisation patronale? Le CNPF montre des signes de sclérose.

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Publié le 02/12/1997 à 14h59

Comment peut bien fonctionner le CNPF? Avec 87 fédérations

professionnelles, 700 syndicats de métiers, 170 unions patronales territoriales et 35 000 mandataires patronaux dans des centaines d'organismes paritaires, l'organisation patronale nationale ne s'y retrouve plus dans son propre univers. En haut, tout en haut, on assume les fonctions classiques assignées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à la représentation des entreprises: «Notre fonction sociale est indiscutable et s'étend de la politique contractuelle à la gestion paritaire des systèmes sociaux, explique un homme de communication au siège du CNPF à Paris. Mais nous avons aussi une fonction de lobbying, un rôle d'influence auprès des pouvoirs publics. Enfin la mission internationale n'est pas négligeable.» Un discours carré pour une structure très égocentrée.

En bas de la pyramide, les unions patronales: là, l'évidence des sommets n'est pas toujours partagée. Dans ces structures locales où les patrons viennent chercher conseil, on se retrouve aussi régulièrement pour faire la critique du gouvernement et aussi celle d'une structure nationale bien trop déconnectée du terrain. «Les responsables du CNPF ne savent plus ce qui se passe dans nos entreprises et pourtant ce sont eux qui sont chargés de négocier tous les grands enjeux qui nous concernent», indique un patron du Loiret. On voit que la question des 35 heures échauffe les esprits. Un réseau sclérosé. Entre le «national» et le «local», les fédérations pro

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