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Dans le Nord, y'aura Toyota. L'arrivée du constructeur japonais à Valenciennes va créer 1500 emplois.

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Publié le 04/12/1997 à 14h49

Tokyo, de notre correspondante.

Il n'y a pas si longtemps, on aurait crié au loup! Aujourd'hui, le gouvernement français s'apprête à dérouler le tapis rouge et ouvrir grandes les portes de Matignon à Toyota pour que le premier constructeur automobile japonais y fasse l'annonce de sa décision de s'implanter en France. Mieux, dans la ville sinistrée de Valenciennes. Changement d'époque. Et d'analyse. «De toute façon, ils se seraient installés en Europe et auraient inondé de la même manière le marché français, dit un haut fonctionnaire français proche du dossier. Mieux vaut qu'on en récupère l'investissement et les emplois.» De sources concordantes à Tokyo, on fait état d'un investissement de l'ordre de 4 milliards de francs pour la phase initiale du projet. Il s'agit du plus important investissement japonais en Europe depuis la vague d'implantations des constructeurs automobiles nippons (Toyota, Honda, Nissan) en Grande-Bretagne dans les années 80. Cette première phase, qui prévoit la mise en route de l'usine en janvier 2001, correspond à une production annuelle de 100 000 voitures de petites cylindrées (moteur de 1 000 centimètres cubes) et la création de 1 500 emplois, ajoute-t-on à Tokyo.

S'il atteint ces objectifs initiaux, le premier constructeur japonais a prévu d'accroître la capacité de l'usine jusqu'à 200 000 voitures à l'horizon 2005. Ce qui porterait l'investissement global à 5 milliards de francs et le total des emplois créés à 2 500. Soucieux de ne pas décevoir, les

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