Deux mois après avoir décroché la privatisation de Thomson CSF, le PDG d'Alcatel-Alsthom positionne son groupe de télécommunications, c'est-à-dire Alcatel, comme l'axe principal d'un ensemble organisé autour de deux autres pôles, la défense d'une part (Thomson), l'électricité et les transports d'autre part (alliance GEC-Alsthom). Et pour se sentir plus à l'aise, Serge Tchuruk préfère s'alléger d'une partie du capital de GEC-Alsthom, la société commune franco-britannique (50/50) créée il y a sept ans avec l'industriel anglais de l'énergie GEC. De l'autre côté de la Manche, lord Simpson, le PDG de GEC veut, lui aussi, se concentrer sur son métier de base, c'est-à-dire la défense. Voilà donc qu'au terme d'un accord avec GEC, son PDG et le Français Serge Tchuruk décident d'introduire GEC-Alsthom en Bourse, et par conséquent de diminuer leurs participations respectives au capital de la société. La cotation, qui devrait avoir lieu au printemps et de manière simultanée à Paris, Londres et New York, portera sur 52% du capital de cette entreprise qui fabrique des équipements ferroviaires, dont les TGV, ainsi que des équipements pour centrales électriques. Les deux partenaires devraient conserver chacun 24% du capital, et n'ont, semble-t-il, pas prévu de droit de préemption si l'un ou l'autre décidait de vendre plus de 26% de ses titres. Hier, Tchuruk a expliqué qu'il n'envisageait pas «de monter ou de descendre dans le capital de la nouvelle société. GEC-Alsthom s'est émancipée de se
Alcatel et GEC cassent la tirelire Alsthom
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52% du capital sera vendu en Bourse.
Publié le 05/12/1997 à 15h14
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