Noël, c'est l'époque des sapins, du treizième mois et des primes de
fin d'année dans les entreprises. Mais les chômeurs ne veulent pas être, une fois de plus, les oubliés de la fête; ils réclament eux aussi «une prime de Noël de 3 000 francs». Et, hier, le mouvement a pris de l'ampleur sur toute la France, à l'appel de plusieurs associations et syndicats (AC!, Apeis, CGT") Des chômeurs occupaient sept bureaux des Assedic dans les Bouches-du-Rhône, où les dix-huit antennes départementales ont été fermées au public (quatre à Marseille). Quelque soixante dockers occasionnels ont également envahi les locaux des Assedic à Marseille, avant d'être reçus par le directeur. Ils lui ont demandé des aménagements sur leurs indemnités durant les périodes où ils ne sont pas embauchés. A Arles, à Martigues et à Aubagne, plusieurs chômeurs ont pris d'assaut d'autres antennes. La nuit aux Assedic. A l'autre bout de la France, au même moment, des actions similaires se déroulaient à Lorient et à Châtellerault, selon la CGT. Lundi, ils étaient 300 sans-emploi à Arras et une trentaine d'entre eux s'apprêtaient hier soir à passer une seconde nuit aux Assedic du Pas-de-Calais. «Maintenant, on nous a mis des vigiles pour nous garder», affirme Jean-Marie, un militant d'AC! (Agir ensemble contre le chômage!) contacté par téléphone. «Ça fait trois mois qu'on a lancé un appel à la mobilisation dans le cadre de la semaine spéciale urgence sociale. Il faut que nous soyons entendus», poursuit-il. L'année




