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Face à la crise, la Chine se drape dans les débris du communisme. Le pays a été épargné grâce à la non-convertibilité de sa monnaie.

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Publié le 29/12/1997 à 13h57

Pékin intérim

La crise financière, qui a tour à tour ébranlé l'Asie du Sud-Est, le Japon et la Corée, s'est enroulée comme un dragon autour de la Chine. Mais semble l'épargner. Les dirigeants chinois arborent une confiance apparemment sans faille et lancent même des bouées aux voisins sombrant dans la déprime économique. La Chine a ainsi contribué à hauteur de un milliard de dollars au plan de sauvetage de la Thaïlande. Elle peut certes se targuer d'indicateurs économiques flatteurs ­ la croissance atteindra encore les 9% cette année, l'inflation est maîtrisée et le pays est assis sur un joli pactole en devises de 134 milliards de dollars, 222 milliards avec les réserves de Hong-kong ­ mais l'opacité des statistiques chinoises rend les analyses difficiles.

Un retard salutaire. Il semble que ce soit les faiblesses d'une économie sortant tout juste de la planification centralisée qui ait épargné à la Chine les soubresauts monétaires et financiers de ses voisins. «Le pays a échappé à la crise jusqu'à maintenant car il n'est pas au même stade de développement économique. Les conditions du dérapage n'étaient pas réunies, et, surtout, sa monnaie n'est pas convertible», analyse Jean-Michel Piveteau, directeur de Paribas pour la Chine. Contrairement aux pays touchés par la spéculation, en Chine les capitaux étrangers ne peuvent circuler librement. Pékin a instauré la libre convertibilité des capitaux sur comptes courants en 1996, mais les mouvements de fonds sont encore réglementés p

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