Hier soir, des dizaines de chômeurs s'apprêtaient à réveillonner
dans les antennes Assedic, dont une quinzaine restent occupées. A Champigny (Val-de-Marne), des mairies communistes ont livré tables, chaises, repas et un peu de champagne. A Marseille, après une manifestation de plus de 500 chômeurs, la poursuite de l'occupation des huit antennes des Bouches-du-Rhône a été votée à l'unanimité. Une quarantaine de chômeurs ont aussi manifesté à Alençon, et à Arles, d'autres ont bloqué quelques heures les voies TGV. A Paris, au matin, devant les portes du CNPF gardées par des CRS, des dizaines de militants, surtout cégétistes, ont entrepris de rebaptiser la rue en «impasse de l'emploi», tandis qu'une délégation était brièvement reçue. «On nous a dit: on prend notes. Comme d'habitude, le patronat fait preuve d'arrogance», a déclaré à la sortie François Dessanti, responsable des comités de chômeurs CGT. Quelques heures plus tard, une trentaine de personnes, emmenées par le Comité des sans-logis, ont fait irruption au Fouquet's, restaurant chic des Champs-Elysées. «Ils sont entrés en disant qu'ils étaient pour la répartition des richesses. Les employés leur ont expliqué que le restaurant est en redressement judiciaire, alors ils sont sortis. C'était surréaliste», raconte un témoin. Le Fouquet's a donné 40 plateaux-repas, que les manifestants envisageaient de déguster à la Caisse d'action sociale de la Ville de la Paris, elle aussi occupée. Là, 68 chômeurs auraient obtenu la promesse




