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Thaïlande: ceux à qui profite la dévaluation. Saha Group mise désormais tout sur les exportations.

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Publié le 02/01/1998 à 17h34

Bangkok, de notre correspondant.

Saha Group ne s'est jamais aussi bien porté. Dès l'annonce de la dévaluation du baht en juillet, ce conglomérat thaïlandais (agroalimentaire et textile) a réorienté ses ventes vers l'étranger. Des exportations qui rapporteront cette année à Saha Group 15 milliards de bahts (1). De quoi compenser largement la perte, estimée à 10 milliards de bahts, due à la chute des ventes sur le marché local.

Ces dernières années, les exportations atteignaient à peine 5% du chiffre d'affaires du groupe, elles devraient dépasser les 30% en 1997 et 50% en 1998. Aujourd'hui, Saha Group exporte aux quatre coins du monde: des sachets de nouilles instantanées et des boîtes de conserve aux Etats-Unis, au Japon et en Chine, des chemises et des chaussures en Italie, des sacs en cuir en Belgique" «La dépréciation du baht nous a fourni l'opportunité de gagner des parts de marché à l'étranger. Heureusement pour nous, car le marché local se réduit jour après jour», reconnaît Narong Chokwatana, directeur du groupe.

Le groupe applique une règle simple: produire localement autant que possible. Ainsi, Saha Group se prépare à fermer ses fabriques de nouilles en Malaisie et à Singapour pour en ouvrir de nouvelles en Thaïlande, la main-d'oeuvre locale étant moins chère depuis la dévaluation du 2 juillet. Le nouveau coût salarial en Thaïlande, traduit en devises fortes, comble largement le transport de la denrée vers les marchés malais et singapourien. Le groupe s'est même permis

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