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Thomson remet ses pendules a l'heure. Les dépassements d'horaire de 1200 cadres seront compensés.

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Publié le 06/01/1998 à 17h47

L'heure, c'est l'heure. Après l'heure, c'est plus l'heure. Chez

Thomson-CSF RCM (radars et contre-mesures), le temps de travail des cadres et ingénieurs est désormais codifié. Un accord, le premier de cette ampleur, met fin à la notion de «travail au forfait», ce qui constituait jusqu'ici la règle même du régime des cadres" Après les abus, et dans un contexte qui pousse de plus en plus à réduire les horaires, la direction tente aujourd'hui d'assainir la situation dans ses trois établissements à Elancourt (Yvelines), Brest (Finistère) et Pessac (Gironde), soit 3200 salariés en tout, dont plus de 1200 cadres et ingénieurs. Début décembre, excédée par les excès constatés, l'inspection du travail avait fini par épingler le PDG de Thomson-CSF RCM, Bernard Rocquemont, en lui dressant un procès-verbal, une liste de plus de 7 000 contraventions à l'appui. Dans une lettre adressée à ses salariés peu après et rendue publique par la CGT, Bernard Rocquemont indiquait que les peines encourues étaient «particulièrement lourdes, à la fois pour le PDG à titre personnel (amende de plusieurs millions de francs et deux ans de prison) et pour l'entreprise (par exemple, exclusion des marchés publics pour cinq ans)». Depuis 1995, et un premier conflit sur le temps de travail, le sujet est devenu brûlant dans l'entreprise. Période d'adaptation. Le 23 décembre, un protocole d'accord a donc été présenté aux organisations syndicales, qui ont pris le temps de la réflexion, à une exception près. SUPPe

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