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A l'heure des 35 heures. Le marchandage des grands magasins. Le patronat, qui veut l'annualisation, rencontre aujourd'hui les syndicats.

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Publié le 12/02/1998 à 20h09

Ernest-Antoine Seillière a mis hier un bémol à ses appels à la

«résistance» contre les 35 heures (lire sci contre). Une option réaliste: dans sa propre maison, le CNPF, certains profitent de l'occasion offerte par la loi Aubry pour entrer dans le donnant-donnant de la négociation. Depuis le 19 janvier, sans attendre le vote de la loi, le patronat des grands magasins a invité les syndicats à discuter un accord de branche sur l'aménagement du temps de travail. Aujourd'hui, le président de l'Union du grand commerce de centre-ville (UCV), Jacques Périllat, reçoit l'ensemble des fédérations syndicales de sa branche ­ CGT, CFDT, FO, CGC, sauf CFTC ­ pour une deuxième séance de négociation. Avec un discours tout ce qu'il y a de plus direct: «On a tortillé le problème par tous les bouts, les 35 heures ne créeront pas d'emplois, déclare-t-il. En revanche, si l'on organise mieux le travail, on peut en sauver.» Semaines élastiques. Dès lors, le patronat n'a qu'un objectif: obtenir l'annualisation du temps de travail pour les 40 000 salariés des grands magasins (Printemps, Galeries Lafayette, etc.) et magasins «populaires» (Monoprix, Prisunic) en échange de la réduction du temps de travail.

L'UCV demande donc l'abrogation du décret de 1937 qui limite à onze heures par jour la durée d'ouverture et impose aux employeurs d'accorder deux jours de repos consécutifs, incluant le dimanche. Elle propose aussi une organisation du travail sur l'année, avec des semaines longues et des semaines co

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