Elections régionales obligent, Alain Bidou, préfet de Haute-Garonne,
est en réserve. Ni discours, ni réunions publiques pour ce représentant de l'Etat, ni conventions emplois-jeunes signées en grande pompe. Ce dernier thème a pourtant mobilisé toute son énergie depuis plusieurs mois. Dans l'esprit de Martine Aubry, le préfet est avant tout le chef d'orchestre de la loi. Gare à ceux qui traînent les pieds!
Alain Bidou doit informer, inciter, avoir sous le coude quelques bons cabinets-conseils et, surtout, nommer les «pilotes» (lire ci-contre) dans sa région. Une fois les projets validés par la direction départementale du travail et de l'emploi, le préfet est le seul habilité à signer les conventions et à autoriser les embauches, sans quota imposé. A l'exception des postes dans l'Education nationale, qui dépendent du recteur, et des postes d'adjoints à la sécurité dans la police, dont le nombre est fixé par le ministère de l'Intérieur, sur la base des statistiques de faits-divers. Pour le reste, le préfet, aidé d'un collaborateur jusqu'ici préposé aux contrats initiative-emploi (CIE), est maître d'oeuvre. Un mois après la réunion avec le ministère, Alain Bidou a tenu, les 24 et 26 novembre, ses premières rencontres avec les employeurs potentiels. Elus locaux, d'abord; entreprises publiques et associations, ensuite. Il a organisé des séances particulières pour les «gros clients» comme la fédération Léo-Lagrange. Alain Bidou a personnellement fourni quelques idées. Un animateur d




