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A l'heure des 35 heures. Le «tueur» du CNPF accepte de dialoguer. Ernest-Antoine Seillière change de tactique et est prêt à rencontrer Jospin

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Publié le 04/03/1998 à 22h06

Là voilà enfin, la politique alternative du CNPF. Depuis le mois de

décembre où il a été nommé par ses pairs président de l'organisation patronale, on se demandait quand Ernest-Antoine Seillière produirait ses contre-propositions au projet de loi sur les 35 heures. Le patron des patrons aura attendu hier que le texte arrive en première lecture au Sénat pour mettre un terme momentané à sa critique ininterrompue du texte de Martine Aubry et lever le rideau de son «projet pour l'espoir». Après un entretien avec René Monory, le locataire du palais du Luxembourg, l'opposant radical et catégorique aux 35 heures, s'est transformé en homme de dialogue. Et pour montrer toute sa bonne foi à ses interlocuteurs (gouvernement et syndicats), il ira discuter le bout de gras avec Lionel Jospin après les élections régionales et cantonales, mais avant la seconde lecture de la loi sur les 35 heures à l'Assemblée nationale. Alternative. Ce minitournant stratégique, le patron du CNPF l'aborde dans la prudence. Sans parler de réduction du temps de travail mais de «projet alternatif». «Il comportera deux axes, a-t-il expliqué hier. A court terme, il s'agira de proposer un emploi aux chômeurs et aux jeunes rémunérés par les entreprises à hauteur de ce que peuvent payer leurs clients», et assortis, le cas échéant, d'un «complément de revenu de solidarité». «A plus long terme, nous souhaitons proposer un travail à chaque Français, grâce à la mise en place d'un mécanisme de réduction générale des char

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